Le sommeil, c’est sacré… Cependant, encore faut-il qu’il soit de qualité ! 😴 Fatigue, réveils nocturnes ? Et si, derrière tout cela, se cachait l’apnée du sommeil ? En effet, ce trouble est bien plus fréquent qu’on ne le pense : il perturbe profondément le repos nocturne et, à la longue, peut avoir des conséquences sérieuses sur la santé. Pourtant, beaucoup de personnes ignorent qu’elles en souffrent ou, au contraire, minimisent leurs symptômes.
Mais alors, pourquoi ces pauses respiratoires surviennent-elles ? De plus, quels sont les signes à surveiller ? Et surtout, comment savoir si l’apnée du sommeil est légère, modérée ou sévère ?
Dans cet article, on vous éclaire sur les différents types d’apnées du sommeil, leurs impacts et les solutions pour mieux respirer… et mieux dormir. Donc, si vous avez des doutes, restez avec nous, on vous guide ! 💡
Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?
Non ce n’est pas juste des ronflements…
L’apnée obstructive du sommeil, aussi appelée syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), est un trouble qui se caractérise par des pauses respiratoires répétées pendant la nuit. Ces interruptions, parfois très brèves, peuvent pourtant avoir un réel impact sur l’organisme.
Quand on dort, les muscles de la gorge se relâchent naturellement. Mais chez certaines personnes, ce relâchement va trop loin et bloque partiellement ou totalement les voies respiratoires. Résultat ? L’air passe difficilement, provoquant des ronflements. Et dans les cas plus sévères, la respiration s’arrête complètement pendant plusieurs secondes. Face à ce manque d’oxygène, le cerveau réagit en déclenchant un micro réveil, souvent imperceptible, pour relancer la respiration.
Le problème, c’est que ces interruptions peuvent se produire des dizaines de fois par heure, perturbant la qualité du sommeil sans que, bien souvent, la personne n’en ait forcément conscience. En conséquence, le cœur doit travailler plus intensément, la pression artérielle joue au yo-yo et, surtout, le sommeil devient tout sauf réparateur. Donc, bien dormir devient… mission impossible !
L’apnée du sommeil : un voyage dans le temps et la science
Mais comment ce trouble a-t-il été découvert et mieux compris au fil du temps ? Faisons un bon dans le passé.
Aujourd’hui bien connue, l’apnée du sommeil est pourtant restée un mystère médical pendant des siècles. Pourtant, des indices de son existence apparaissent dès le XVIIIe siècle, où l’on parlait alors de « tombée de la luette » pour désigner certains troubles respiratoires nocturnes, sans en comprendre les mécanismes. Des figures historiques comme Napoléon Ier ou Winston Churchill, célèbres pour leurs ronflements et leur fatigue diurne, pourraient bien en avoir été atteintes.
Il faut attendre 1956 pour qu’un lien soit fait entre la somnolence excessive et des anomalies respiratoires nocturnes, donnant naissance au terme « syndrome de Pickwick ». Puis, en 1965, le neurologue Henri Gastaut met en évidence ces fameuses pauses respiratoires et introduit le terme « apnée« . En 1972, le Dr Christian Guilleminault définit officiellement le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS), jetant les bases du diagnostic moderne.
Mais le véritable tournant a lieu en 1981 avec l’invention de la première machine à pression positive continue (PPC) par le Dr Colin Sullivan. Une avancée majeure qui a depuis transformé la vie de millions de patients en leur offrant un sommeil enfin réparateur.
Envie d’en savoir plus sur l’histoire et les découvertes autour de l’apnée du sommeil ? Consultez cet article 🔍
Quels sont les différents types d’apnées du sommeil ? Et qu’en est-il des symptômes ?
L’apnée obstructive du sommeil
L’apnée obstructive du sommeil, c’est quand la respiration s’interrompt temporairement pendant la nuit à cause d’un blocage partiel ou total des voies respiratoires supérieures. En d’autres termes, l’air a du mal à passer, ce qui entraîne des pauses respiratoires et une baisse d’oxygénation. Pour y remédier, le corps réagit en provoquant de petits réveils, souvent inconscients, afin de relancer la respiration. Par conséquent, un sommeil fragmenté, une fatigue persistante en journée et, bien souvent… des ronflements sonores.
Symptômes :
- Somnolence excessive pendant la journée
- Agitation pendant la nuit
- Ronflements
- Éveils récurrents durant la nuit
- Céphalées (maux de tête) matinaux
L’apnée centrale du sommeil
Contrairement à l’apnée obstructive du sommeil, qui est due à un blocage des voies respiratoires, l’apnée centrale du sommeil (ACS) est un problème de communication entre le cerveau et les muscles respiratoires. En cause ? Un défaut de signal envoyé par le cerveau, ce qui entraîne des arrêts respiratoires intermittents pendant le sommeil, sans qu’aucune obstruction physique ne soit en jeu.
Symptômes :
- Pauses respiratoires durant le sommeil (observées par le partenaire)
- Réveils brusques, souvent accompagnés d’essoufflement
- Insomnie ou difficulté à rester endormi
- Somnolence diurne excessive
- Maux de tête matinaux
- Changements d’humeur ou irritabilité
- Difficultés de concentration
L’apnée complexe du sommeil
Le syndrome d’apnée complexe du sommeil (CompSAS), c’est un peu comme un trouble respiratoire en deux temps. Tout commence par une apnée obstructive du sommeil (AOS), mais lorsqu’un traitement par pression positive continue (PPC) est mis en place, des apnées centrales font leur apparition. Ces pauses respiratoires, d’origine neurologique, étaient jusque-là masquées par l’apnée obstructive. Dans certains cas, ce phénomène est temporaire et s’atténue avec le temps, le corps ayant besoin d’un peu d’adaptation au traitement.
Symptômes :
- Persistance de la somnolence diurne malgré le traitement par PPC
- Difficultés à s’endormir ou à rester endormi
- Réveils fréquents avec sensation d’essoufflement
- Fatigue chronique
- Maux de tête matinaux
- Troubles de la concentration

Si vous souffrez de l’un de ces symptômes, ne laissez pas les choses traîner :
Apnée du sommeil légère vs sévère : quelles différences ?
Qu’est-ce qu’une apnée du sommeil légère, modérée ou sévère ?
L’apnée du sommeil, bien que souvent sous-estimée, peut avoir un impact important sur votre bien-être, surtout lorsqu’elle se manifeste de manière sévère. Elle se caractérise par des pauses respiratoires pendant le sommeil, dont la fréquence et l’intensité peuvent varier d’une personne à l’autre. Ces interruptions peuvent aller de légères à sévères, et leur impact sur votre santé suit cette même échelle.
Nombre d’apnées par heure
Selon l’expert Dr. Hervé Le Bris, chirurgien ORL et spécialiste des pathologies respiratoires du sommeil, la gravité de l’apnée du sommeil se mesure principalement grâce à l’indice d’apnées/hypopnées (IAH), qui compte le nombre de pauses respiratoires par heure de sommeil. Voici les critères :
- Apnée légère : 5 à 15 pauses respiratoires par heure
- Apnée modérée : 16 à 30 pauses respiratoires par heure
- Apnée sévère : plus de 30 pauses respiratoires par heure
Mais attention, l’IAH n’est pas le seul critère à prendre en compte pour évaluer l’impact de l’apnée du sommeil. D’autres facteurs jouent un rôle clé, comme la fatigue persistante pendant la journée, les réveils fréquents pendant la nuit, les maux de tête au réveil ou encore une sensation d’étouffement au cours de la nuit.
Apnée du sommeil : comment réagir et vers qui se tourner ?
Si vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, il est essentiel d’agir sans tarder. En effet, ce trouble ne se résout pas tout seul, et plus il est pris en charge tôt, mieux c’est pour votre santé et votre qualité de vie. Mais alors, par où commencer ?
Tout d’abord, soyez attentif à vos symptômes : fatigue persistante, somnolence diurne, maux de tête au réveil, réveils fréquents avec une sensation d’étouffement… Si ces signes reviennent régulièrement, alors ils constituent un véritable signal d’alerte.
Ensuite, n’hésitez pas à échanger avec votre entourage : votre partenaire ou vos proches remarquent peut-être des ronflements intenses ou encore des pauses respiratoires pendant votre sommeil. Leur témoignage peut s’avérer précieux pour orienter le diagnostic.
Consultez un professionnel de santé :
- Un médecin généraliste 👩⚕️ : Premier point de contact, il pourra évaluer vos symptômes, identifier d’éventuels facteurs de risque (poids, tabac, antécédents familiaux…) et vous orienter vers un spécialiste si nécessaire.
- Un ORL (oto-rhino-laryngologiste) 👨⚕️: Spécialiste des voies respiratoires, il pourra analyser d’éventuelles obstructions nasales ou pharyngées, et prescrire un examen du sommeil si besoin.
Ne laissez pas vos nuits (et vos journées…) être perturbées par des troubles du sommeil. Votre bien-être passe avant tout. Votre santé est notre priorité ! 💙

F.A.Q
Les symptômes les plus fréquents sont les pauses respiratoires pendant le sommeil, le ronflement fort, des réveils nocturnes répétés, une fatigue importante au réveil et une somnolence en journée. Certaines personnes présentent aussi des maux de tête matinaux, des difficultés de concentration ou de l’irritabilité.
Le traitement standard est la CPAP, un appareil qui maintient les voies respiratoires ouvertes grâce à un flux d’air continu. Des alternatives existent : orthèses buccales, perte de poids, traitement positionnel, chirurgie dans certains cas, ou encore amélioration de l’hygiène de sommeil. Le choix dépend de la sévérité et de la cause.
Oui, les appareils buccaux (orthèses d’avancée mandibulaire) sont efficaces, notamment pour les apnées légères à modérées. En effet, ils avancent légèrement la mâchoire afin de dégager les voies respiratoires. Cependant, ils restent moins efficaces que la CPAP, même si ils sont souvent mieux tolérés par certains patients.
Le diagnostic se fait grâce à une polygraphie (test du sommeil à domicile) ou une polysomnographie (examen complet en centre du sommeil). Ces examens enregistrent la respiration, le rythme cardiaque, l’oxygénation et les mouvements durant la nuit.
Pour réduire le ronflement, on recommande la perte de poids, dormir sur le côté, éviter l’alcool le soir, utiliser des bandelettes nasales, traiter toute congestion nasale et améliorer l’hygiène du sommeil. Si le ronflement est lié à une apnée, un traitement spécifique (CPAP ou orthèse) est souvent nécessaire.
Elle est principalement due à un relâchement des muscles de la gorge, ce qui fait que le passage de l’air s’obstrue pendant le sommeil. De plus, plusieurs facteurs peuvent favoriser ce phénomène, notamment le surpoids, l’âge, la consommation d’alcool, certaines particularités anatomiques (comme une gorge étroite ou une langue volumineuse), le tabac ou encore le fait de dormir sur le dos.
Non traitée, l’apnée du sommeil augmente le risque de hypertension, de maladies cardiovasculaires, d’AVC, de diabète, de troubles de la mémoire et de forte somnolence diurne pouvant entraîner des accidents. À long terme, elle altère la qualité de vie et la santé globale.
Certaines approches peuvent aider dans les formes légères : perte de poids, exercices oro‑pharyngés, éviter l’alcool le soir, dormir sur le côté, traiter les allergies, pratiquer une activité physique régulière et maintenir une bonne hygiène de sommeil. Ces solutions complètent, mais ne remplacent pas, un traitement médical si l’apnée est avérée.




