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Les pilules contraceptives : progestative ou micropilule ?

Les pilules contraceptives de 3e et 4e génération utilisent de nouveaux progestatifs comme le gestodène ou la drospirénone. Elles réduisent certains effets secondaires des pilules anciennes, comme l’acné ou la prise de poids. Ces pilules augmentent cependant le risque de thrombose chez certaines utilisatrices. Les experts, dont l’OMS, recommandent finalement les pilules de 2e génération contenant du lévonorgestrel. Ces pilules offrent un profil de sécurité considéré comme supérieur. Elles sont également gratuites pour les jeunes filles jusqu’à 25 ans.

Bien que les pilules de 4e génération soient perçues comme plus efficaces, les études ne montrent aucun avantage réel. Elles restent aussi coûteuses et souvent sans véritable justification pour les utilisatrices les plus jeunes. Avant de prescrire une contraception orale, il est essentiel de vérifier la santé vasculaire des patientes. Cette vérification est importante en cas de varices, d’antécédents de caillots sanguins ou de tabagisme actif.

Les pilules contenant des estrogènes naturels, comme l’estétrol, semblent moins risquées pour le système cardiovasculaire. Elles restent toutefois coûteuses et difficilement accessibles pour de nombreuses patientes.

Depuis février 2020, les pilules contraceptives à base de lévonorgestrel 30μg ne sont plus disponibles. Les options contraceptives à base de désogestrel dosé à 75 μg offrent un niveau de sécurité plus élevé. Elles conviennent particulièrement aux femmes allaitantes ou à celles présentant des risques liés aux estrogènes.

La micropilule, cependant, nécessite une prise très régulière, car une irrégularité peut augmenter le risque de grossesse.

Pour une contraception uniquement progestative, le stérilet hormonal ou l’implant peut offrir une meilleure efficacité. La micropilule reste une solution adaptée pour certaines femmes, notamment celles souffrant de migraines. Il demeure toutefois important de respecter scrupuleusement les horaires de prise pour garantir son efficacité.

Si vous souhaitez découvrir les différentes options de contraception, vous pouvez consulter un gynécologue via notre site. Vous pourrez ainsi identifier plus facilement la méthode contraceptive qui vous convient réellement. Les spécialistes sont là pour répondre à vos questions et vous guider dans votre choix.

Schéma de l’appareil reproducteur féminin avec calendrier et sablier illustrant le cycle menstruel.

En plus du gynécologue, plusieurs autres spécialistes peuvent intervenir dans le choix ou le suivi d’une contraception progestative. Le médecin généraliste demeure souvent le premier interlocuteur : il peut prescrire la micropilule, évaluer les antécédents de santé et orienter si nécessaire. Dans certaines situations particulières, l’avis d’un cardiologue peut être recommandé, notamment chez les patientes présentant des facteurs de risque cardiovasculaire ou des antécédents de thrombose, afin de s’assurer que la méthode choisie est parfaitement adaptée. Le neurologue peut également être sollicité en cas de migraines, surtout si elles s’accompagnent d’aura, pour guider le choix d’une contraception mieux tolérée. Enfin, le dermatologue peut jouer un rôle dans la sélection d’une pilule lorsque la patiente recherche un effet bénéfique sur l’acné ou souhaite éviter une aggravation cutanée liée à certaines formulations hormonales.


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